Sclérose en plaques, ce qu’on en sait en 2019

Bien que la sclérose en plaques ne soit pas une maladie récente, ce qui veut dire que de nombreuses recherches ont déjà été menées pour chercher à la soigner au mieux, aujourd’hui, en 2019, de plus en plus de personnes en souffrent. Les progrès réalisés dans ce domaine n’ont pas pu empêcher la propagation de la maladie et il a été noté qu’elle frappe surtout la gent féminine. Et pourtant, du chemin a été parcouru depuis et lentement mais sûrement, il apparaissait que les progrès aient aidé à mieux cerner la maladie et permis à une meilleure prise en charge. Mais curieusement, elle continue à s’abattre sur bon nombre de sujets. De quoi s’agit-il plus précisément ?

La sclérose en plaques

La sclérose en plaques est en fait une inflammation à l’origine de nombreux troubles. Aussi dénommée SEP, la sclérose en plaques est une maladie inflammatoire touchant le système nerveux central. Les conséquences en sont multiples, allant de problèmes visuels aux troubles moteurs jusqu’aux troubles de la sensibilité. Au passage, les dégâts sont innombrables, les handicaps et les séquelles sans nom. La sclérose en plaque se développe par deux moyens : soit de manière progressive, petit à petit, ce qui veut dire que l’on peut ne pas s’en rendre vraiment compte au début, soit par poussées, c’est-à-dire par des espèces de crises.

La réalité

Le fait est que l’on sait déjà beaucoup sur la sclérose en plaques, des études, des recherches et toutes sortes d’investigation ont été menées dans ce domaine mais il n’en reste pas moins que de nombreuses personnes, et de plus en plus, en sont atteintes. Si on se penche sur le cas de la France, ce sont presque 120 000 personnes qui souffrent de la sclérose en plaques, chiffres de cette année 2019. Ce qui représente 10 % de plus par rapport aux deux années précédentes, ce qui est vraiment énorme. Le nombre des sujets touchés ne tend même pas à stagner et loin de baisser, il ne cesse d’augmenter. Vers quel âge risque-t-on le plus de contracter cette maladie ? A n’importe quel âge en fait, et les dernières données montrent qu’elle touche les personnes de moins de 18 ans, pire, elles sont de plus en plus nombreuses vers cet âge à être touchées. Et comme on l’a déjà dit, ce sont surtout les femmes qui en sont victimes, de l’ordre de 4 femmes pour 1 homme. Voilà pour les faits, mais pour ce qui est de la cause, de l’origine directe de cette pathologie, cela reste un mystère pour les scientifiques. Mais ils peuvent tout de même avancer que les causes sont multifactorielles, ce qui signifie que ce n’est pas une seule cause qui entraîne la survenue de la maladie mais l’association de plusieurs facteurs.

La vie des malades

Malgré le fait qu’une zone d’ombre plane sur les origines de la sclérose en plaques, la prise en charge des malades ne cesse de s’améliorer. Car il faut dire que les sujets atteints voient leur vie complètement bouleversée et ce, dès le début. Que veut-on dire par là ? Que le fait même de faire admettre à quelqu’un qu’il souffre de la sclérose en plaque n’est pas aisé. Du côté du malade, accepter cette dure et triste réalité n’est pas facile. Le fait est que la sclérose en plaque entraîne avec elle toutes sortes de troubles, tous désagréables les uns que les autres. C’est encore plus difficile pour un jeune d’admettre qu’il est atteint de cette pathologie. En effet, comment envisager l’avenir sereinement lorsqu’on est victime d’une maladie aussi lourde ? Mais ce qui ajoute à la complexité de la situation, c’est que la maladie ne s’accompagne pas de symptômes visibles. Et c’est cette invisibilité des symptômes qui n’aident pas les sujets à accepter leur état. Quels sont ces symptômes ? La fatigue extrême, rapidité de traitement des informations, troubles de l’attention et de la concentration. Et une autre conséquence embarrassante, c’est l’incontinence, aussi appelée troubles sphinctériens-urinaires.

Prise en charge

Pour pallier à la fatigue, il est conseillé d’effectuer des exercices physiques réguliers, adaptés et sur les recommandations du médecin traitant. Quant aux troubles cognitifs, pour ne pas les aggraver et améliorer les capacités cérébrales, les médecins conseillent de se livrer à des activités d’entraînement cérébral. La régularité dans ce domaine est primordial. Et pour les troubles sphinctériens-urinaires, il y a des médicaments adaptés pour les réduire et les soulager. De nos jours, les malades n’ont plus à faire de longs séjours à l’hôpital, car un suivi très régulier est mis en place. Une bonne relation entre soignés et soignants apporte beaucoup dans la vie des malades. L’IRM est une méthode mise en place pour surveiller l’évolution du mal et prévenir certaines conséquences. En principe, les médecins donnent un traitement de fond aux patients, destiné à bloquer l’inflammation.

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